MINEUR PLAQUE - Copie (3)

Od 1911 roku pracodawcy belgijskich kopalni węgla poszukiwali tysięcy, tysięcy Polaków.          Nasi dziadkowie, nasi ojcowie nie przyszli zobaczyć sami; byli masowo przywożeni do Belgii do pracy w kopalni.                                                                                                                                              Dlatego Barbórka jest bardzo ważnym świętem dla nas, my Stara Polonia.

Zobacz różne artykuły, które opublikowaliśmy w ostatnich latach

 

A partir de 1911, le patronat des charbonnages belges a été chercher , des milliers, des milliers de Polonais.

Nos grands pères, nos pères ne sont pas venus voir, seuls; on les a ramenés en masse  en Belgique pour travailler , à la mine .
Voilà pourquoi la sainte Barbe est, pour nous, les anciens Polonais,une fête très importante.
Voyez les différents articles que nous avons publiés ces dernières années

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SAINTE BARBE PASSARELLO

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867 BARBÓRKA na RESSY (RESSAIX) r 2011 - les Polonais du Centre. Łączymy starą zapomnianą opuszczoną Polonię w okręgu "le Centre" Belgia

to by nie było tyle "starych Polaków" w Belgii. A bez gó rników, bez ich drobne pieniąszki i robota ...to by nie było ani tutejszego Ressaix, ani Comblain, ani PMK ( misji ) przed wojną i po wojnie do dziś, ani KSMP, ani PMSz, ani Matek Roż ańcowych, ani Bratcwa Żywego Roż ańca, ani harcerzów polskich w Belgii Tam gdzie są hołdy, tam są Polacy, od 1911go roku, kiedy sprowadzano Polaków do kopalń zamiast Chynczyków które za dużo zdychały w okrętach podczas transportu do Belgii.

http://www.polonaisducentre.eu
p 866 BOIS DU LUC :5 déc 2010 à l'église ste Barbe( nos archives du Skynet blog disparu) - les Polonais du Centre. Łączymy starą zapomnianą opuszczoną Polonię w okręgu "le Centre" Belgia

La communauté polonaise du Centre,comme dans tout le bassin minier est la descendance des mineurs polonais que l'on a ..." fait venir " ...depuis 1910.

http://www.polonaisducentre.eu
p865 SAINTE BARBE en 1958 dans la région du Centre, à Trivières - les Polonais du Centre. Łączymy starą zapomnianą opuszczoną Polonię w okręgu "le Centre" Belgia

Barbórka La Sainte Barbe à Trivières en 1958 Les femmes de mineurs et leurs enfants sont entrés exceptionnellement dans les bâtiments du charbonnage jusqu'à la grande salle où se changent les mineurs avant la descente au fond car, on y a dressé dans le coin, comme chaque année, un autel à la gloire de sainte Barbe.

http://www.polonaisducentre.eu

p 398  de l'ex SkynetBlog . Article paru le 5décembre 2011

BARBÓRKA 

 pamietam ojciec byl górnikiem w Belgii 

STOLAREK JOSEPH 

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la sainte Barbe à Hautrage dans les années 50 avec beaucoup de mineurs polonais, beaucoup  

Voici en ce  jour de la sainte Barbe, la vie de mon père, mineur en Belgique, décédé à 54 ans  

Mon père né en Pologne. Il est originaire de Radom. Ils étaient trois frères et une sœur.  

En période de 1940 ou plus je crois, mon père avait, à cette époque, 14 ans. 

  

Les Allemands  sont venus dans sa région, attraper des Polonais , pour allez au travail obligatoire en Allemagne pour travailler chez eux dans des fonderies .  

Ils  voulaient le père et le gamin  qui avait 14 ans. Mais seul, le gamin de 14 ans, mon futur père est parti. Mon futur père avait demandé et obtenu qu’on laissa son papa en Pologne.   

Et voilà comment mon futur père a travaillé près de 5 ans dans une fonderie en Allemagne.   

Par la suite, il a été libéré par les Américains et a été recruté pour venir en Belgique. 

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Libéré en 45, resté en Allemagne occupée, il est, lui aussi engagé probablement, quelques mois dans une compagnie de garde américaine en 45 et 46 . 

Puis, il est transporté en Belgique avec son plus jeune frère et il a obligatoirement travaillé à la mine .  

Juste après la guerre, son frère ne pouvait plus rester en Belgique . Il n’ avait pas de permis de séjour ; celui-ci étant venue à expiration .Il devait donc quitter la Belgique.  

Alors, mon père décide de faire passer son frère en France . C’est comme cela qu’ ils passent à deux la frontière qui n'est pas loin, le soir pour mener son frère dans le Nord, en France, un  lieu plus propice pour lui. 

Mon père  résidait à la cantine polonaise à Hautrage-Etat, pas loin de Tertre et Saint-Ghislain. 

Bientôt des habitations furent construites pour les personnes qui travaillaient dans les mines ; un quartier pas loin à Tertre , où une rue fut appelée notamment rue de Varsovie. 

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Sophie Mielcarek, ma mère,César Stolarek, mon père, en 1948 à Hautrage 

  

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ma mère un rien plus jeune 

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et en 1949   

C’est à la cantine polonaise , que mon père rencontra ma mère car elle travaillait là comme femme de ménage et dans les cuisines.  

Quand à son frère, lui, de la France,  est parti en Amérique où il s’ installa comme tailleur, et il a réussi à créer une société de fabrication de costume.  

Mon père n’ a jamais voulu retourner en Pologne de peur d’ être pris , de faire son service militaire. Il était en Belgique, " devenu " apatride, réfugié politique UNNRA-IRO , avec un permis de travail qu ’il devait renouveler sans arrêt.   

Les parents de mon père étaient toujours en vie en Pologne , ainsi que son autre frère et sœur. Malgré les demandes de ses parents, mon père n’ a jamais voulu retourner en Pologne car celui-ci était déjà pris de la respiration : la silicose due à la poussière de charbon.  

Celui-ci est décédé hélas , à l’âge de 54 ans,  suite de la maladie des mineurs.  

Mon père a été trop vaillant , car celui-ci n’ à jamais voulu prendre des jours de maladie , il a toujours voulu travailler pour élever sa famille .  

Mon père et ma mère ont eu trois enfants dont je suis le plus jeune .  

Actuellement ses parents et ses frères étant tous décédés . Et il reste en Pologne les enfants de son frère d’ Amérique et les enfants de son frère de Pologne , donc nos cousins .  

Voilà ce dont je me souviens, ce jour de la sainte Barbe.

J’y pense et je lui dédie cette chanson de Kubiak 

Bonne fête à tous les mineurs, retraités ou pas 

Wszystkiego najlepszego Górnikom na rencie lub nie……. Une grande pensée pour mon père 

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à droite, mon père en costume de défilé pour la sainte Barbe     

photos:collection Stolarek Joseph 

Rue du Pan 59    7321 Blaton    0475/911926

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d’une baraque à l’autre

Z JEDNEGO OBOSU DO DRUGIEGO

…article extrait des pages manquantes de nos livres sur l’histoire de Belgique…

1945… le RECRUTEMENT pour la mine, des POLONAIS, prisonniers ou esclaves en ALLEMAGNE

1.la libération de Stefan Fabjanczyk

Quand FABJANCZYK STEFAN, incarcéré dans le camp de  MAUTHAUSEN près de LINZ, en Autriche, est sauvé en mai 1945 par l’armée américaine, il y a déjà quelques mois que la Belgique est libérée.

Il quitte enfin, la baraque en bois dans laquelle, prisonnier réduit en esclavage, il essaie de dormir, de survivre chaque nuit, avant de redescendre par le très long escalier, dans la sinistre carrière de pierre pour rejoindre les cavernes creusées dans le flnc du Danube. On y construit des avions, à l'abri des bombes alliées.

en.wikipedia.org/wiki/Mauthausen-Guzen_concentration_camp

Fabjanczyk Stefan et son ami Jozef,travaillent à la cuisine

FABJANCZYK STEFAN à droite , assez gonflé encore,par la reprise d’une alimentation normale comme le sont les survivants libérés. Il porte une chemise de l’armée américaine mais son ami Jozef,à gauche,un Allemand incarcéré avec lui à Mauthausen , porte encore les vêtements de prisonnier.

En fait,il n’en sortira pas aussi vite que les autres forçats, car il a le typhus et " c’est grâce à du jus de choucroute" dit-il,que ses amis lui apportent en cachette ,qu’il prétend avoir été guéri.Il quitte enfin les baraques en bois du camp de Mauthausen et se retrouve à Nürenberg…au Congress D.P.Kamp…dans une baraque en bois allemande, du même architecte peut-être.

2. et en Belgique pendant ce temps-là

Les patrons charbonniers belges, que les Allemands "aident" depuis 1943 en donnant à chaque charbonnage, des prisonniers russes pour le travail au fond ,ont compris, depuis le débarquement en Normandie, qu’il faudrait un jour lacher cette main d’oeuvre gratuite.

Ah! On ne fera plus jamais d’aussi gros bénéfices ! Bon,tant pis; il faut quand même que cela tourne.

Qui va travailler au fond à leur place; les premiers prisonniers belges revenus des Stalags? Ils ne sont pas valides.

Les premiers belges revenus du travail obligatoire? Pas assez nombreux et de la mine,ils n’en veulent pas.

Achille van Acker n’ose pas trop les contraindre à descendre au fond.

Où trouver, en masse ,des hommes assez forts pour le travail dans la mine?

Et des hommes jeunes,pas trop vieux ?

Ah! Si on pouvait de nouveau aller chercher des mineurs en Pologne comme avant la guerre.Des Polonais, si courageux,si dociles comme ceux recrutés dès 1922. C’est du côté libéré par les Russes et il faut même pas essayer.

 

Des Polonais? Ouiai...Mais les Allemands en ont déportés plein en Allemagne dans les fermes, dans les mines, dans les usines, dans les fôrets, dans les…mais oui,  dans les camps de concentration aussi.Et ils sont jeunes,valides .

On va bientôt les libérer ou bien, ils sont déjà libérés ; les Anglos-Américains avancent et début mai,tout sera fait; on peut aller les chercher.

Ils peuvent commencer demain si on y va vite avant qu’ils soient rapatriés en Pologne.

Hé hop;les recruteurs de ce qui n’est pas encore Fédéchar sautent dans les jeeps anglaises, américaines et les voilà déjà dans les camps de regroupements où l’on parque tous ceux qui sont enfin libres. Des recruteurs et la Sureté belge, qui sera toujours associée à tous les futurs recrutements de mineurs en France (ce que l’on oublie ) ,en Italie, en Grêce,en Turquie, au Maroc et en Algérie et même en Suisse !!!

Dans le Congress Kamp de Nürenberg, Stefan Fabjanczyk, comme la plupart des survivants sortis des camps de concentration ne sera pas recruté en 1945 comme mes parents. A la visite médicale, il est déclaré inapte.

Il ne souhaite pas rentrer en Pologne.Bon…bon…alors on va le garder, bien le nourrir sur le compte des programmes de l’ONU (IRO) et le retaper.

On verra plus tard.

Ukrainiec,Nina,Fabjanczyk Stefan en Allemagne Congress kamp nurenberg

FABJANCZYK Stefan à gauche,Nina au milieu et un ami ukrainien dans les baraques du Congress Kamp de Nürenberg en 1946.

Fabjanczyk Stefan,JarosH,JarosS,à Nurenberg (verso)

Il habitera dans les baraques en bois construites au début de la guerre par les Allemands comme celles de Auschwitz où il s’est d’abord retrouvé après plusieurs condamnations à travailler dans une ferme près de la Hollande, à Ulm dans le "Ulmer Zeitung" , plusieurs évasions ,la prison,les camps  .

Cette fois, le Congress Kamp est un camp de baraquements gardé, disons "géré" par les Américains ,parfois des Américains d’origine polonaise et des libérés qui s’investissent comme Stefan dans le travail aux cuisines du camp.

On n’est donc pas dans "la 25e heure" de Vernoeuil avec Antony Quinn et Virna Lisi. Fabjanczyk Stefan se remet vite,Il rencontre Honorata Jaros qui était esclave à Regensdorf près de Regensburg en Bavière, enlevée elle à 15 ans,son frère à 12 ans . Stefan est assez libre ; il peut bouger,sortir du Congress Kamp et de nouveau traficoter ,comme il l’a fait au début de l’occupation allemande, avec ses amis enfermés dans le ghetto de Lodz, ses amis juifs de Lodz avec qui ,lui, fils de vétérinaire, il coulait, en 39 encore, une jeunesse dorée, délicieuse, pleine de promesses.

FABJANCZYK Stefan à gauche,avec au milieu Hugo Will son ami allemand et Jurek un autre copain, à LODZ avant 1939. La belle vie ; l ‘avenir devant eux. Ils sont jeunes, beaux, forts; ils sont bien.

Fabjanczyk Stefan fera partie en 1947,de la deuxième grosse vague de Polonais apportés, ramenés en masse d’Allemagne, avec un contrat pour la mine, alors que d’autres, librement, choisissent enfin de retourner en Pologne.

Pour respecter ce contrat de son côté, il arrivera ,pas seul, en groupe,en Belgique ,avec sa future épouse JAROS Honorata, dans une baraque allemande du même architecte peut-être que celui des baraques d’Auschwitz,de Mauthausen,de Nürenberg et du camp Roland à Ressaix où les Allemands gardaient les prisonniers russes pour les mines autour de Binche.

Il y en 1945, 62 camps de prisonniers russes vides dans le Centre et le Borinage. On  logera longtemps, longtemps, très longtemps dans ces baraques mais ,aussi dans des maisons de corons qui appartiennent aux charbonnages (3 familles par maison) et parfois dans des habitations un peu plus salubres,c’est vrai, les premiers Polonais arrivés dès juin 1945.

Frania,Fabjanczyk Stefan ,JarosH,JarosS,...

 

 FABJANCZYK Stefan assis,debout derrière lui ,Frania WROBEL (18 ans)…,JAROS Honorata et sa soeur JAROS Stasia qui elle, a choisi librement en 1947 ,comme une autre souer, Natalka, de retourner en Pologne. Aujourd’hui, Honorka Jaros et Natalka Jaros , de Raclawice sont les seules encore en vie. Honorka habite à Péronnes-Charbonnage au pied du terril à la rue Quinteau avec Stefan Fabjanczyk.

 

Et donc,en 1945, un premier flot de Polonais recrutés est convoyé en Belgique

et en 1947,un deuxième flot de Polonais recrutés par Fédéchar videra les camps de parquage et fournira ainsi aux mines une main d’oeuvre complémentaire que l’on a gardé en réserve: pour la France,la Belgique,l’Allemagne et la Hollande.

Les Polonais, les Ukrainiens, les Lettons, les Tchèques, les Yougoslaves  appelés d’ Allemagne vers la Belgique, ne sont des réfugiés d’aucune sorte.

On ne les a protégé ni du froid, ni de la faim,ni de la pluie,ni du vent, ni du communisme.

Ce sont alors de futurs ouvriers  mineurs qui ont librement choisi de venir honorer un contrat de travail signé en Allemagne pour Fédéchar ,où, ont, tout aussi librement choisi de rentrer en Pologne où dans les autres pays de l’Est où les  partis de gauche commencent seulement à affermir le pouvoir politique.

Les Polonais sont pricipalement utilisés au charbonnage mais aussi dans les fôrets ardennaises, dans les fermes de Hesbaye, dans la metallurgie des affluents de la Meuse comme à Marchin sur le Hoyoux près de Huy, à Trooz sur la Vesdre où on les a fort bien considérés ,tout à fait autrement que chez nous.

le prochain article dira la même chose que :

2 …et en Belgique pendant ce temps-là …de manière moins caricaturale et très historique

Il faut savoir que ni les patrons charbonniers,ni les patrons cimentiers qui ont vendu leur ciment pour la construction,notamment du Mur de l’Atlantique, ne seront jamais condamnés pour collaboration à la Libération.Le petit tailleur de Binche qui a vendu des mouchoirs aux Allemands,lui,oui.

 

 réflexions au sujet de “d’une baraque à l’autre Z JEDNEGO OBOSU DO DRUGIEGO”

  1. BRIGITTE CHEVET

    bonjour, je prépare un film sur les baraques à travers le siècle et l’histoire de Stefan m’intéresse beaucoup. est-ce que l’auteur de ces lignes pourrait me contacter ?

    J'aime

  2. LIDIA JAROS( HENSHAW)

    z wielkim zainteresowaniem dowiedzialam sie o rodzinnej historii.Jestem corka niezyjacego ZYGMUNTA JAROS,brata Honoraty,Stasi i Natalii JAROS ktorych fotografia wraz ze Stefanem Fabjanczykiem jest powyzej umieszczona.Nigdy nie poznalam Honoraty Jaros(mojej cioci),ciesze sie ze zyje i pomimo ze 60 lat uplynie od moich urodzin ,chcialabym ja i jej rodzine poznac.bardzo prosze o kontakt. Lidia Jaros/Henshaw. tel.U.K. 01454 614006

    Aujourd'hui, après tant d'années les familles se recherchent encore et parfois se retrouvent

    Un énorme travail de recherches et mises en contact a été fructueux, effectué par la CIA au travers de "Free Citizen Europe " et l'émission polonaise de Wolna Europa jusqu'au déménagement de la CIA de Munich en Tchéquie.

    La CIA a aussi longuement"aidé" , avec des sous,  la Mission Catholique en Belgique, en France, en....et aussi la Pologne communiste, mais oui !!!!!!!

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    719 BARBORKA une pensée aux mineurs polonais de notre région du Centre et d’ailleurs

     

     

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    Dès le début des années 1900, le patronat charbonnier a été chercher des étrangers pour le travail à la mine.

    Ce flot en main d’oeuvre permanent a duré jusqu’à la fermeture des charbonnages dans les années 70 mais continue encore chaque jour maintenant pour tous les secteurs d’activités économiques.

    Vers 1911, le patronat français et belge sont allés jusqu’en Chine pour ramener des travailleurs. Ceux-ci meurent en masse dans les bateaux qui les amènent chez nous et cette filière abandonnée il faut chercher ailleurs, en masse.

    Pour l’anecdote plus de 500 Suisses aussi , ont été ramenés en 1945 pour travailler au charbonnage. Les patrons de charbonnages sont allés tout le temps chercher des hommes partout : Syrie, Lybie, Liban, Grêce, Italie, Maroc, Algérie, Portugal, Pologne, Yougoslavie, Hongrie, Espagne,Turquie…

    C’est dès les années 20 que l’on importe dans la région du Centre, les premiers Polonais de Westphalie, du Rhurgebied, le domaine de la Rhur, Hernes, Recklinghausen,Essen. C’est là que sont nés les plus anciens Polonais de Sainte Marguerite, de l’Olive, de Bray, de tous ceux qui peuplaient en masse les Carrés de Bois du Luc et le Levant de Mons, avant les années 30.

    Donc nos grands parents, nos parents ne sont pas venus mais disons " ramenés" "transportés" avec toutes les autorisations  et ne sont en rien, en rien des réfugiés. C'est insultant: il  faut corriger cette manière d’écrire  cette histoire du reste très peu diffusée.

    Le patronat sait qu’on est allé chercher nos grands parents, nos parents.

    Tout le reste l’ignore complètement et on décrit, on commente jusqu’aujourd’hui encore, une arrivée spontanée des étrangers ; une description erronée ,non conforme aux faits historiques et par moment irritante.

    Dans l’esprit des gens d’ici, le travailleur qu’on a recueilli dans un grand élan humanitaire doit remercier , en baissant un rien la tête, le pays  bienveillant qui l’a accueilli jusqu’à créer , par exemple, ce statut de réfugié, avec la main d’œuvre importée d’Allemagne après la Libération de 1945. Réfugié de quoi?…du vent, de la pluie. Displaced persons ,personnes déplacées deviennent ,qui l’a décidé? …des apatrides.

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    Ils signent un contrat de travail  pour se faire emmener ici !!!

    Ils sont ramenés pour la mine.

    Alors, on nous rappelle combien on a profité des conditions de vie ici, les études des enfants, les soins de santé, la sécurité sociale.

    Nos parents ont pour cela fiscalement participé et bien longuement participé à l’IPP et par leur nombre, contribué plus que largement avec leurs impôts, au développement de la Belgique . C'est ça la véritable " bataille du charbon" à côté de la fraude fiscale notoire des sociétés de charbonnages

    C’est bien vrai qu’un statut de réfugié a été organisé par le patronat et l’UNRRA (IRO) avec cette partie des Polonais notamment ,devenus du jour au lendemain des apatrides , curieusement pas , avec  ceux qui étaient déjà ici , depuis les années 20 et qui garderont toujours la nationalité polonaise et leur descendance jusqu'aujourd'hui. Mais on savait que ceux-là bien établis depuis des dizaines d'années, ils ne partiraient pas.

    Ainsi au n° 29 de la rue Jules Destrée: ce sont des nouveaux Polonais de  fin mai 45, convoqués à la commune en août 45. On les informe qu’ils sont maintenant des réfugiés apatrides, et on leur mettra dans la tête de na pas aller en Pologne . On fera tout pour leur faire peur et la curie polonaise va y contribuer (elle touchera longtemps une aide de Munich de " Free Citizen Europe" en fait la CIA )

    , au n° 31 des Polonais aussi; ils travaillent aussi à la mine mais ce sont des Polonais qui sont là depuis 1929 .En juillet 45, ils iront en train en vacances en Pologne et ils reviendront en Belgique; le patronat le sait. Pas de problèmes avec ceux là; fin juillet ils reprendront le travail ici avec toujours jusque maintenant ,la nationalité …polonaise. Ils sont très patriotes jusqu'aujourd'hui mais peu soumis à la Mission Polonaise .

    Aucun Polonais de Sainte Marguerite à Péronnes, émigration des années 20, n’est devenu apatride en 1945. Ils sont jusqu’encore aujourd’hui de nationalité polonaise et pas réfugés apatrides.

    Aujourd’hui encore, d’aucuns colportent, répètent des arguments politiques (communistes, pas communistes),religieux(catholiques, pas catholiques),des arguments stupides qu’on a utilisé pour expliquer une technique  administrative , économique  utilisée par le patronat charbonnier, maître du pays, pour encadrer, contenir, fixer, domestiquer sur place des communautés polonaises, tchèques, ukrainiennes un peu trop  remuantes et utile aussi à la mission catholique que la CIA de Munich a longuement "aidé" pour que les Polonais d'ici ne deviennent pas " communistes".

    A la fermeture des camps de regroupements en 1947 comme le Congres Kamp de Nurenberg ,sur le quai de la gare: ceux qui choisissent librement de se faire conduire en Belgique pour accomplir le contrat signé avec Fédéchar deviennent des réfugiés. On s’embrasse, des familles, des frateries se divisent .

    Et ceux qui choisissent librement de se faire ramener en Pologne, chez eux donc ,vers leur maison natale, ne seront pas des réfugiés.

    Les juifs polonais qui sont ramenés à Paris ou à Bruxelles ou à Anvers ne sont pas des réfugiés sauf si vous avez un contrat pour la mine en Belgique.

    Arrivés ici et devant le comportement des gens d’ici, beaucoup sont restés perplexes quand on leur rappelait qu’on les aidaient par humanisme en les engageant ici à la mine.

    Je me souviens  de l'instituteur de l'école de Bois du LUc, désarçonné quand ma mère lui répliquait qu'il nous aidait en rien mais que c'est nous qu'on est venu chercher; nous qui aidons la Belgique.; que nous ne sommes pas des réfugiés et qu'on a pas a remercier le charbonnage qui ne donne rien pour rien même pas le matériel distribué par l'UNNRA pour les personnes déplacées et qu'on a dû payer !!!

     

     

     

    relisez les études des chercheurs des universités de Bruxelles, Gand, Hasselt sur ces sujets qui passent maintenant dans l’histoire ancienne

    relisez nos articles précédents

    http://lespolonaisducentre.skynetblogs.be/archive/2015/12/03/625-barborka-8537079.html

    Le seul but unique était de fixer une main d’œuvre sur place. Des Polonais ramenés dans le Centre sont tout de suite retournés en Pologne dès 1945 soit en congé et en sont revenus; soit définitivement pour y vivre une longue vie.

    Le moindre petit charbonnage comme Saint Vaast ou le Quesnoy à Trivières a besoin d’au moins 1000 ouvriers. Le charbonnage de Beringen: 23.000 chaque jour…Il faut surtout éviter qu’ils se déplacent ou qu’ils rentrent dans leur pays. Demain matin, tout le monde doit descendre au fond.

    Dans les années 20, d’importations massives installent des familles polonaises par exemple  dans la cité de l’Olive à Morlanwelz, dans la cité de  Péronnes Sainte Marguerite le long de la N55 où le gros œuvre est à peine terminé et où il n’y a pas encore de châssis aux fenêtres.

    Les Polonais ont travaillé dans tous les charbonnages de Belgique en Wallonie et au Limbourg.

    Quelque soit l'avis du curé polonais de Ressaix,souhaitant plutôt des "Andrzejki" , ici, c'est la sainte Barbe qui doit continuer à être fêtée ,pour l’entretenir dans les mémoires, pour  rappeler cette histoire de notre communauté auprès de nos familles, auprès des Polonais nouvellement arrivés et qui n’ont pas connu les charbonnages en activités, et, autant auprès de la population de notre pays d’accueil.

    A l’école du village, c’était un jour de congé scolaire et à la mine aussi.

    http://lespolonaisducentre.skynetblogs.be/archive/2013/12/02/p-541-sainte-barbe-dans-la-region-du-centre-a-trivieres-en-1-8003209.html

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    Voilà pourquoi les images ci-dessous car parmi ces hommes et ces femmes, il y a des Polonais; c’est certain.

    Là où en Belgique, il y a eu un charbonnage; là où il y a un terril, vivent  des Polonais et depuis longtemps. Leur descendance peut, doit relever la tête et rectifier quand quelqu’un d’autre se trompe en racontant l’histoire de leur venue ici.

     

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    Misère au Borinage dont des images sont tournées à Bray.

    la suite

    et enfin regardez une fois par an ,ce bijou sur notre vie:
     
    déjà s’envole la fleur maigre

     

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